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Dans le magasin jaune de Marc Trévidic, la résistance s'organise.

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Quand les étoiles deviennent plus jaunes que le soleil, on entre en résistance. Pourquoi on aime ce livre ? ▪ Parce que à force de recevoir dans son bureau de juge, Marc Trévidic a appris à décortiquer les âmes. Ce qui est très utile pour sa deuxième casquette d’écrivain. ▪ Parce que les petites histoires rejoignent ici la grande Histoire. De l’entre-deux-guerres à l’occupation allemande, immersion dans le quotidien des Parisiens. ▪ Parce qu’il n’y a pas que les grands actes de résistance. Les petits sont mis à l’honneur ici. ▪ Parce que Marc Trévidic écrit avec un stylo quatre couleurs. Dans un même paragraphe, il passe du jaune bonheur au noir tristesse. De quoi ça parle ? Gustave et Valentine Pilon tiennent dans le quartier Pigalle un magasin de jouets repeint en jaune. Leur fille Quinze est la chef de bande du quartier. Mais alors que le bruit des bottes résonne à nouveau, la bulle du magasin mimosa éclate rapidement.   Qui sont les per...

Dans "Cartographie de l’oubli", Niels Labuzan remédie à l’amnésie collective d’un génocide en Namibie (chez JC Lattès)

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Dans "Cartographie de l’oubli", Niels Labuzan se plonge dans l'Histoire du Sud-Ouest africain (chez JC Lattès). Pourquoi on aime ce livre ? Parce qu'en lisant ce journal d'un soldat allemand, on en oublierait presque qu'il s'agit d'une fiction et non d'un véritable témoignage sur la colonisation du Sud-Ouest africain. Parce que le devoir de mémoire est l'affaire de tous et que, grâce à Niels Labuzan, on se remémore le génocide des Héréros et des Namas, des peuples de pasteurs africains, par les Allemands au début du 20e siècle dans l'actuelle Namibie. Les historiens estiment à plus de 80.000 le nombre de victimes de ce génocide. Parce que l'auteur nous conforte dans l'idée que la construction de l'identité, aussi bien d'un individu que d'une nation, passe nécessairement par la connaissance du passé. Parce que l'auteur nous interpelle en s'interrogeant sur les raisons qui poussent à devenir un cr...

Avec «Anthracite», Cédric Gras part sur les routes d'Ukraine pendant la guerre (chez Stock)

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Entre guerre civile et mines d'«Anthracite» de Cédric Gras (chez Stock). Pourquoi on aime ce livre ? Parce que oui, en 2016, c’est encore la guerre aux portes de l’Europe (le roman se déroule en 2014) et que personne n’en parle. Cédric Gras nous le remémore. Nous voilà partis sur les routes du Donbass, en Ukraine. L’auteur, qui a beaucoup d’empathie tout comme les protagonistes, a même prévu pour nous un gilet par balle dans le coffre de la voiture. Parce que lire un  Que sais-je ?  sur  le conflit du Donbass  nous aurait barbés, mais avec ces petites histoires de frères de sang russophones, on balaie et on comprend facilement la grande Histoire. A ce jeu d’échecs, c’est le sort des pions qui nous intéresse et non celui des rois, les oligarques. Pas de parti pris pour autant : tout le monde peut donner son avis. Parce qu’on se prend d’affection pour le héros, Vladen, qui en voit de toutes les couleurs depuis sa naissance. I...